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jeudi 18 mai 2017

GRATOS : LES LOIS FONDAMENTALES DE LA STUPIDITË HUMAINE PAR CARLO.M.CIPPOLA (Chapitre 2)

CHAPITRE 1

ÉRUDITION
PERPÉTUER LES GUERRES


                                         
   Non contradiction''....''!?!?!


L'HOMME :
Utopie (!?!):
L'érudition existerait, si les puissants sauraient en terminer avec les guerres et la pauvreté; faire vivre en paix l'humanité; mettre fin aux idées de profit en faveur d'une minorité; voir les mobiles des combats évoluer pour changer le cour de 
l'histoire; affaiblir *les vas en guerres en les minant de *l'intérieur et montrer à la *multitude leurs vrais visages; de parvenir à représenter un contre pouvoir contre les privilèges et les intérêts privés de ces humanoïdes, dirigeant un ''*Complexe Économico-Miltaro-Politique;
 faire tomber le masque de ces industriels et états procréateurs du mal, ces vendeurs d'armes
pollueurs des esprits et tous azimuts en surface en haut en bas dans les coins partout provoquant
 le terrorisme qui leurs sert d'alibis, en ayant planifié la fin du boulot à terme, les crises et les guerres au détriment des milliards d'humains uniformisés,*contraints de se corrompre pour survivre au dictât d'une cinquantaine de familles visant une gouvernance de la planète en prenant le risque d'un dérapage vers une dernière guerre mondiale.

                                                                       
 Les maîtres seraient-ils aux abois pour recourir à une propagande soutenant que l'homme quel malheur, ne pourrait que perpétuer les guerres et son mal être, non ! mais faut-il être fou*oui.....!

Quelles amplitudes à leurs démoniaques marche en avant, chez ces gens là ça ne doutent pas, souhaitons aux puissants qu'ils puissent contrôler la pollution de l'espace et de la planète; les déchets et l'arsenal nucléaire.


     
 La *Nature pourrait elle finir par avoir raison d'une poignée
de sectaires qui se shootent à l'adrénaline que leurs procurent l'argent et le pouvoir et les guerres.

Ne se sont-ils pas déjà préparés à cette éventualité!!!.

*Sans évacuer le fait qu'ils finissent par se faire hara qui pleure , bonsoir les dégâts pour l'humanité.


ÉRUDITION


CHAPITRE 2

 Les Lois fondamentales 
 de la stupidité humaine
 par Carlo M. CIPPOLA

 L'analyse du chapitre IV 
m'avait provoqué un ictère

Analysez le chapitre 
               V  
 *Stupidité et pouvoir*
                               
  l'auteur nous laisse espérer 
de voir l'humanité pouvoir 
sortir du pétrin dans lequel 
les humains ont vécu depuis
la nuit des temps, dans son
*introduction et au chapitre: 
            IX
Macroanalyse et 
Cinquième Loi fondamentale 

 Ceux qui croient en la réincarnation 
  pourraient avoir cette espérance.

 SYSTÈME CAPITALISTE
Une splendeur maquillée par leurs moyens
de propagande, mais de fait une bouche à 
égout gobant les excréments et provoquant la 
pollution en surface, en dessous et en dessus.

      VERSETS DES FOR'MATËS 
      DANS LES ANNÉES 2000
      LORSQUE LE MAL EST FAIT
Oui nous sommes en démocratie, une *arme capitaliste ou seuls participent une caste et 
leurs vassales formatés par le pouvoir 
de l'argent, dont la multitude est évincée
une arme qu'ils ont substitué à la
la *précédente: la ''religion, lorsque
les maîtres ont compris que les masses
ont fini par ne plus croire au père Noël
               
          Direction: MégaTsunami
          (Gouvernance mondiale)

                                                                         
 ------------------------------------ 
                                                         
                              Les LOIS
                          fondamentales
                                 de la 
                              stupidité
                              humaine 

             Les  Mad Millers au lecteur  

   Les Mad Millers n'ont imprimé qu'un nombre limité d'exemplaires de ce livre qui s'adresse non aux gens stupides mais à ceux qui ont parfois à faire à ces gens. *Il est donc superflu de préciser qu'aucun de ceux à qui ce livre sera *offert ne saurait se situer dans la zone du schéma de base ( figure 1) ''ouhao''! Néanmoins comme la plus part des choses inutiles, il est bon de la mettre noir sur blanc. car comme dit le philosophe chinois, ''l'érudition est la source de la sagesse universelle, mais cela n'empêche pas qu'elle soit parfois cause de malentendus entre amis''.

  L'humanité est dans le pétrin. Ce n'est pas une nouveauté, cela dit. Aussi loin que l'on puisse remonter, l'humanité a toujours été dans le pétrin, le fardeau des soucis et des misères que doivent porter les êtres humains, comme individus ou comme membres de sociétés organisés, est à la base la conséquence de la manière hautement improbable, j'oserais même dire stupide, dont la vie fut vécue dès l'apparition de l'humanité.
   Depuis Darwin, nous savons que nous avons des origines en commun avec les membres inférieurs du royaume animal; les vers de terre
comme les éléphants ont à supporter leur lot quotidien d'épreuves, d'ennuis et de tracas. 
Les humains ont pourtant le privilège d'en supporter une dose supplémentaire, dont la source est un groupe d'individus appartenant 
à ladite race humaine. Ce groupe plus puissant
que la Mafia, le complexe *militaro-industriel ou l'internationale communiste; c'est un groupe dénué de statut, sans structure ni constitution, sans chef ni président, qui réussit pourtant à fonctionner parfaitement à l'unisson, de telle sorte que l'activité de chaque membre contribue à amplifier et à rendre plus forte et plus efficace celle des autres. Les pages qui suivent sont consacrées à la nature, au caractère et au comportement des membres de ce groupe.
   Permettez-moi de souligner ici que ce petit livre ne saurait en aucun cas être taxé de cynisme ou de défaitisme, pas plus que ne pourrait l'être un ouvrage de microbiologie.
Ces pages sont en fait le résultat d'un effort constructif visant à détecter, à connaître et *peut-être à neutraliser l'une des plus puissantes forces obscures qui entravent le bien-être et le bonheur de l'humanité.
  
                                    I
               Première Loi fondamentale
   
   La première Loi fondamentale de la stupidité
humaine affirme sans ambiguïté que

 Chacun sous-estime toujours inévitablement le  nombre d'individus stupides existants dans le monde1°.

   Cette affirmation peut au premier abord sembler triviale, vague et affreusement peu charitable. Un examen plus attentif en révèle pourtant la véracité et le réalisme. Si élevé que
l'on juge le niveau de la stupidité humaine, on est régulièrement frappé, de façon récurrente, par le fait que :
  
   a)Les gens que l'on croyait rationnels et intelligents s'avèrent outrageusement stupides.

   Les compilateurs de l'ancien testament avaient connaissance de la Première Loi fondamentale et la paraphrasèrent quand ils notèrent que ''stuitorum infinitus est numerus'', mais ils cédèrent aux tentations de l'exagération poétique
En effet, le nombre d'individus stupides ne peut être infini puisque le nombre d'êtres vivants est fini.

   B) Jour après jours, avec une monotonie imparable, chacun est harcelé par des individus stupides qui surgissent à l'improviste, dans les lieux les plus malcommodes et aux moments les plus improbables.

   La Première Loi fondamentale m'empêche d'attribuer une valeur numérique précise au pourcentage de l'humanité que représentent les gens stupides : toute estimation chiffrée serait en deçà de la réalité. Dans les pages qui suivent j'emploierai donc le symbole pour désigner le pourcentage d'êtres stupides au sein d'une population. 

                                 II
              Deuxième loi fondamentale

   Dans la culture occidentale, l'égalitarisme est aujourd'hui en vogue. On aime à considérer les êtres humains comme le produit d'un appareil de production en masse qui fonctionne à la perfection. S'appuyant sur une quantité impressionnante de formules et de données scientifiques, généticiens et sociologues se donnent beaucoup de mal pour prouver que tous les hommes sont naturellement égaux et que si certains sont plus égaux que d'autres, c'est le fait de la culture et non de la nature.
   Je m'oppose à cette idée reçue. Après des années d'observations et d'expérimentation, j'ai la ferme conviction que les hommes ne sont pas  égaux, que les uns sont stupides et les autres non, et que la différence dépend de la nature et non de facteurs culturels. Tel individu est stupide de la même façon que tel autre a les cheveux roux; on appartient au groupe des stupides comme on appartient à un groupe sanguin. L'homme stupide naît stupide par la volonté de la Providence.
   Même si je suis convaincu qu'un pourcentage 0° d'êtres humains est stupide et l'est pour des raisons génétiques, je ne suis pas un réactionnaire et je ne tente pas de réintroduire
subrepticement une discrimination de classe ou de race. Je suis certain que la stupidité est la chose du monde la mieux partagée et qu'elle est uniformément répartie selon une proportion constante. Ce fait est scientifiquement exprimé
par la Deuxième Loi fondamentale, qui dit que 

 '' La probabilité que tel individu soit stupide est indépendante de toutes les autres caractéristiques de cet individu ''.

   Sur ce point, la Nature semble bien s'être surpassée.
On sait que la Nature réussit, assez mystérieusement, à maintenir la fréquence relative de certains phénomènes naturels. Par 
exemple, que l'espèce humaine se multiplie au Pôle Nord ou à l'équateur, dans les pays riches ou en voie de développement, que les parents soient noirs, rouges, ou jaune, la proportion hommes/femmes est constante parmi les nouveau-nés, avec un léger avantage pour les mâles. On ignore comment la Nature parvient à ce résultat remarquable mais nous savons qu'elle doit pour cela brasser des quantités importantes.
Ce qu'il y a de plus remarquable, dans la fréquence de la stupidité, c'est que la Nature la
maintient égale à la probabilité 0, indépendemment de la taille du groupe. On trouve donc le même pourcentage d'individus stupides dans les groupes humains les plus nombreux comme les plus restreints . Aucun autre ensemble de phénomènes observables n'offre une preuve aussi frappante de la puissance de la Nature.
   Que l'éducation n'ait rien à voir avec la probabilité 0°, cela a été prouvé par des expériences menées dans quantité d'universités à travers le monde. On peut subdiviser la population composite d'une université en cinq groupes principaux : les travailleurs en col bleu, les employés en col blanc, les étudiants, l'administration, et les enseignants.
   Chaque fois que j'ai analysé la population en col blanc, j'ai découvert qu'un pourcentage 0° d'entre eux était stupide. Comme la valeur 0° était plus élevée que prévu (première Loi), j'ai d'abord attribué ce résultat, suivant une idée dans l'air du temps, à la ségrégation, à la pauvreté et au manque d'instruction. Mais, en abordant les échelons supérieurs de la hiérarchie sociale, j'ai pu observer le même pourcentage parmi les cols-blancs et les étudiants. Plus impressionnant encore était le résultat parmi les professeurs.
Que l'université soit grande ou petite, prestigieuse ou obscure, j'ai constaté que la même fraction 0 des enseignants y était stupide. Cela m'a tellement étonné que j'ai veillé à étendre mes recherches à un groupe spécialement choisi, une authentique élite : les lauréats du prix nobel. Le résultat a confirmé la puissance suprême de la Nature : une fraction 0° des prix Nobel est stupide.
   L'idée fut difficile à admettre et à digérer, mais
trop de résultats empiriques prouvent cette vérité incontournable. La Deuxième Loi fondamentale
est une loi de fer, qui ne tolère aucune exception.
Le Mouvement de Libération des femmes ne manquera pas de soutenir la Deuxième Loi puisqu'elle montre que les individus stupides sont proportionnellement aussi nombreux parmi les hommes que les femmes. Le Tiers-monde, de son coté, trouvera sans aucun doute une consolation dans la Deuxième Loi puisqu'elle prouve que les habitants des pays développés ne sont pas si développés que ça. Qu'on aime ou non cette Deuxième Loi, cependant, les conséquences en sont terrifiantes : que l'on évolue parmi les chasseurs de têtes de Polynésie, que l'on s'enferme dans un monastère ou que l'on décide de passer le reste de sa vie en compagnie de femmes belles et lascives, on rencontre toujours le même pourcentage d'individus stupides, pourcentage qui (en vertu de la Première Loi) dépassera toujours vos attentes. 

                              III
                Intermède technique 

   Il est à présent nécessaire d'éclairer le concept de stupidité humaine et décrire les parties en présence.
  Les individus se caractérisent par leurs degré de
sociabilité. Pour certains, tout contact avec d'autres individus est une pénible nécessité; ils doivent supporter les gens et les gens doivent les 
supporter. Ä l'autre extrémité du spectre, certains ne peuvent absolument pas vivre seuls et sont mêmes prêts à passer du temps avec des gens qu'ils n'aiment pas vraiment plutôt que d'affronter la solitude.
Entre ces deux extrêmes, il existe une grande variété de conditions, même si la grande majorité
des individus se situent dans le camp de ceux qui redoutent d'êtres seuls et non parmi les misanthropes. Aristote en avait pris acte lorsqu'il déclarait que '' l'homme est un animal politique''
vérité démontrée par le fait que nous évoluons au sein de groupes sociaux, qu'il y a plus de gens mariés que de célibataires, que l'on consacre beaucoup de temps et d'argent à des fêtes ennuyeuses et épuisantes, et que le mot ''solitude'' est normalement chargé de connotations négatives.
   Que l'on soit un ermite ou un mondain, on a toujours des contacts humains; seule l'intensité varie, car mêmes les ermites rencontrent parfois des gens.
De plus, l'homme affecte ses semblables même en les évitant. Ce que j'aurais pu faire pour une 
personne ou un groupe mais que je n'ai pas fait 
est une occasion manquée, un gain ou une perte pour cet individu ou ce groupe. Moralité, chacun de nous a un compte courant avec les autres. Par l'action ou par l'inaction, chacun de nous tire de quelqu'un d'autre un gain ou une perte, et en même temps cause un gain ou une perte pour autrui. Ces pertes et profits peuvent êtres représentés graphiquement, et la figure 1 propose le schéma de base à utiliser dans ce but.
   Ce schéma correspondant à un individu, que nous appellerons Pierre. L'axe X mesure le gain que Pierre tire de ses actes. Sur l'axe Y, le schéma représente le profit qu'un autre individu ou groupe tire des actes de Pierre.
Le gain peut être positif, nul ou négatif
(un gain négatif est en fait une perte). L'axe X mesure les gains positifs de Pierre à gauche du point O. L'axe Y mesure les gains et les pertes du ou des individus à qui Pierre a affaire, respectivement au-dessus et en dessous du point O.
  Pour rendre cela plus claire, prenons un exemple et référent-nous au schéma n°1. Pierre accomplit une action qui affecte Jean. Si Pierre tire un gain de cette action alors qu'elle entraîne une perte pour Jean, l'action figurera sur le schéma sous la forme d'un point dans la Zone B.
     
                                    Y
                                    I
                                    I
                                    I
                                    I                        
              C                   I                     I
                                    I 
                                    I
                                    I
-----------------------------0---------------------------X
                                    I
                                    I
                                    I
               S                   I                       B
                                    I
                                    I
                                    I
                                    I
                                Fig.1

  Les gains et les pertes peuvent être indiqués sur les axes X et Y en dollars ou euros, si l'on veut, mais il faut inclure les avantages et satisfactions psychologiques et affectifs, ainsi que les pressions psychologiques et affectives. Ces données sont immatérielles et donc très difficiles 
à mesurer selon des critères objectifs.
L'analyse coût-bénéfice aide à résoudre le problème, mais en partie seulement, et je ne voudrais pas ennuyer le lecteur avec ce genre de
précisions techniques: une marge d'imprécision est inévitable, mais elle n'invalide en rien le raisonnement. Il faut néanmoins préciser un point. En envisageant l'action de Pierre, il faut l'estimer du point de vue de Pierre, mais pour évaluer les gains de Jean positifs ou négatifs, il faut adopter les valeurs de Jean et non celles de Pierre. Cette règle d'équité est trop souvent oubliée, et l'omission de cette politesse élémentaire entraîne bien des difficultés. Qu'il me soit permis une fois de plus de recourir à un exemple trivial. Pierre frappe Jean à la tête et tire de cet acte une certaine satisfaction.Il peut feindre de croire que Jean est ravi d'avoir été frappé. Jean en revanche, ne partage pas forcément l'opinion de Pierre. Il peut même considérer le coup à la tête comme un événement désagréable. Le coup porté à sa tête est-il un gain ou une perte pour Jean ? C'est à Jean d'en décider et non à Pierre. 

                                 IV
             Troisième Loi Fondamentale
             (qui est aussi une règle d'or)

   Sans le formuler de manière explicite, la Troisième Loi fondamentale part du principe que l'humanité se divise en quatre
grandes catégories : les crétins,les gens intelligents,les bandits,et les êtres stupides. Le lecteur perspicace aura compris que ces quatre catégories correspondent aux quatre zones  C, I, B, S du schéma de base (voir Fig.1).
   Si Pierre accomplit une action et subit une perte tout en enchaînant un gain pour Jean, Pierre se situe dans la zone C: il a agi comme un crétin. Si Pierre accomplit une action qui lui rapporte un gain tout en en apportant un aussi à Jean, Pierre se situe dans la zone I: il a agi de façon intelligente. Si Pierre accomplit une action qui lui permet un gain tout en causant une perte pour Jean, Pierre se situe dans la zone B, il a agi comme un bandit. La zone S correspond à la stupidité et à toutes les positions situés en dessous du point O sur l'axe Y.
  La Troisième Loi fondamentale l'explique parfaitement:

 ''Est stupide celui qui entraîne une perte pour un autre individu 
 ou pour un groupe d'individus, tous en tirant lui-même aucun bénéfice et en s'infligeant éventuellement des pertes''. 

 Lorsqu'ils découvrent la Troisième Loi fondamentale, les esprits rationnels réagissent instinctivement avec scepticisme et incrédulité. De fait, les êtres raisonnables ont du mal à concevoir et à comprendre les comportements déraisonnables. Mais quittons les sphères élevées de la théorie pour nous pencher avec pragmatisme sur le quotidien. Nous avons tous le souvenir d'occasions où un individu a accompli une action qui lui a valu un gain et qui nous a causé une perte: nous avions affaire à un bandit. Nous nous rappelons aussi certains incidents lors desquels un individu accomplit une action qui entraînerait une perte pour lui-même et un gain pour nous: nous avions affaire à un crétin1. Nous nous remémorant des cas où un individu a agi de manière à procurer un bénéfice à tous les intéressés: c'était un être intelligent. Ces cas se produisent, en effet, mais tout bien réfléchit, il faut avouer qu'ils ne sont pas légion dans notre vie de tous les jours. Notre quotidien est surtout fait d'incidents qui nous font perdre de l'argent, et/ou du temps, et/ou de l'énergie, et ou/ notre appétit, notre gaieté et notre santé, en raison de l'action improbable d'une créature ridicule qui n'a rien à gagner et qui ne gagne effectivement rien à nous causer de l'embarras, des difficultés ou du mal. Personne ne sait, ne comprend ni ne peut expliquer pourquoi cette créature ridicule agit ainsi. En réalité, il n'y a pas d'explication ou, mieux encore, il n'y a qu'une seule explication: l'individu en question est stupide. 

 1.Évidemment, tout dépend du sujet de la phrase ''un individu a accompli une action''. C'est là ce qui prouve sa crétine'rie. Si c'est moi qui accomplit une action se traduisant par un gain pour moi et une perte pour l'autre, alors la situation est différente: c'est moi qui suit un bandit.





                                                                  V
             Distribution des fréquences

  La plupart des gens n'ont pas un comportement cohérent. Dans certaines circonstances, tel individu agit de façon intelligente, mais se conduira en crétin dans d'autres circonstances. La seule exception importante à cette règle est incarnée par les gens stupides qui font en général preuve d'une forte tendance à la cohérence parfaite dans tous les domaines de l'activité humaine.
  De tout cela il résulte que les individus stupides ne sont pas les seuls à pouvoir figurer sur le schéma de base. Nous pouvons calculer la position moyenne de chaque personne indépendamment de son degré d'incohérence. Un crétin peut parfois se conduire intelligemment et
parfois agir comme un bandit. Mais puisque l'individu en question est fondamentalement un crétin, la plupart de ses actions présenteront les caractéristiques de la crétinerie. La position moyenne de toutes les actions de ce personnage le situera donc dans la zone C du schéma de base   Le simple fait qu'il soit possible de placer sur le schéma un individu plutôt que ses actions autorise quelques digressions sur la fréquence des bandits et des êtres stupides.
     
                                       Y                         
                                        I
                                        I
                                        I                                        
                C                     I                       I
                                        I
                                        I
                                        I
                                        I
                                        I
   ------------------------------0-------------------------X
                                        I     .
                                        I           .                     
                                        I                .           B1
                                        I                    .
                                        I     BS                               .
                 S                     I                            .
                                        I                                 .      
                                        I                                  M
                                        I
                                    Fig.2 

  Le bandit parfait est celui qui, par ses actions, cause des pertes individuelles égales à ses gains.
La forme la plus flagrante de banditisme est le vol.
Celui qui nous vole cent euros sans vous causer d'autre dommage est un bandit parfait: vous perdez cent euros, il gagne cent euro. Sur le schéma de base, les bandits parfaits figurent sur la diagonale qui divise à 45° la zone B en deux sous-zones parfaitement symétriques (ligne OM sur la figure 2). Pourtant les bandits parfaits sont relativement rares. La ligne OM divise la zone B en 2 sous-zones,B1 et BS; la grande majorité des bandits se situent dans l'une de ces deux sous-zones.
  Les bandits de la zone B1 sont les individus à qui leurs actions apportent un profit supérieur aux pertes causées à autrui. Tous les bandits qui méritent une place dans la zone B1 sont des bandits à tendance intelligente; plus ils se rapprochent du coté droit de l'axe X, plus ils partagent les caractéristiques de l'être intelligent. Hélas les individus méritant une place dans cette zone ne sont pas très nombreux. La plupart des bandits se situent en fait dans la zone BS. Les individus placés dans cette zone sont ceux à qui leurs actions procurent des gains inférieurs aux pertes infligées à autrui. Si quelqu'un vous tue pour vous dérober cinquante euros ou pour passer un week-end à Monte-Carlo avec votre épouse on peut être sûr que ce n'est pas un bandit parfait.
Même en mesurant ses gains selon ses valeurs(tout en mesurant vos pertes selon vos valeurs), il se situe dans la zone BS, tout prés de la frontière séparant de la stupidité pure.
Les généraux qui causent des dégâts colossaux et d'innombrables victimes pour obtenir une promotion ou une médaille sont à placer dans la même zone.
  Pour les êtres stupides, la distribution des fréquences n'est pas du tout la même que pour les bandits. Ceux-ci sont répartis à travers toute leur zone, mais les gens stupides, eux, se concentrent sur une ligne, en l'occurrence sur l'axe Y en dessous du point O. La raison en est simple: la majorité des êtres stupides sont fondamentalement et inébranlablement stupides. En d'autres termes, ils font preuve d'une grande persévérance dans leur volonté d'infliger des maux et des pertes à autrui sans en tirer aucun gain, positif ou négatif. Il existe pourtant des gens qui, par leurs actions improbables, nuisent non seulement à autrui mais aussi à eux-mêmes. dans notre système, ces êtres atteints de ''sur-stupidité'' figurent quelque part dans la zone S à gauche de l'axe Y. 

                                   VI
                     Stupidité et pouvoir

  Comme tous les êtres humains, les êtres stupides varient énormément dans leurs capacités à affecter leur entourage. Certains personnages stupides ne causent en général que des pertes limitées, alors que d'autres réussissent à infliger des dommages épouvantables non seulement à un ou deux individus, mais aussi à une communauté, voire à une société toute entière.
Le potentiel dévastateur des gens stupides dépend de deux facteurs principaux. Premièrement, le facteur génétique: certains individus héritent du gène de la stupidité à dose exceptionnelle et appartiennent ainsi par la naissance à l'élite de leur groupe. Le second facteur qui détermine le potentiel d'un être stupide est lié à la position de pouvoir et d'éminence qu'il occupe dans la société. Parmi les bureaucrates, les généraux, les hommes politiques et les chefs d'Ëtat, on trouve sans peine de superbes exemples d'individus fondamentalement stupides dont la faculté de nuire est ou a été rendue beaucoup plus redoutable par la position de pouvoir qu'ils occupent ou occupaient. Et il ne faut pas oublier non plus les hauts dignitaires de l'Église.
  Les êtres raisonnables se demandent souvent pourquoi et comment les gens stupides peuvent atteindre une position de pouvoir et d'éminence
 Ä l'ére préindustrielle, la classe et la caste étaient les structures sociales qui favorisaient la nomination régulière d'individus stupides à des positions de pouvoir dans la plupart des sociétés. La religion était un autre facteur contributif. Dans le monde industriel moderne, les termes et les concepts de ''classe''et de ''caste''ont été bannis, et la religion est en déclin. Mais les partis politiques et la bureaucratie se sont substitués aux classes et aux castes, et la démocratie s'est substituée à la religion. Dans un système démocratique, les élections générales sont un instrument tout à fait efficace pour garantir le maintien d'une fraction 0° parmi les puissants. N'oublions pas que, selon la Deuxième Loi fondamentale , un pourcentage 0° des électeurs est composé d'individus stupides et que les élections leur offre à tous à la fois une occasion formidable de nuire à tous les autres sans rien y gagner. Et c'est ce qu'ils font en contribuant au maintient de la fraction 0° parmi les individus au pouvoir. 

                                VII
                Puissance de la stupidité

  On comprend sans mal comment le pouvoir social, politique et institutionnel renforce le potentiel dévastateur d'un individu stupide.
Reste à expliquer et à comprendre en quoi la stupidité rend un individu dangereux pour autrui, autrement dit en quoi consiste la puissance de la stupidité.
  Les créatures essentiellement stupides sont dangereuses et redoutables parce que les individus raisonnables ont du mal à imaginer et à comprendre les comportements déraisonnables. Un être intelligent peut comprendre la logique d'un bandit. Les actions du bandit obéissent à un modèle rationnel; d'une rationalité déplaisante, peut-être, mais rationnel tout de même. Le bandit veut avoir plus sur son compte. Puisqu'il n'est pas assez intelligent pour concevoir d'obtenir ce plus tout en offrant un plus à vous aussi, il créera ce plus en provoquant un moins sur votre compte. C'est une mauvaise action, mais elle est rationnelle. On peut prévoir les actions d'un bandit, ses manoeuvres malfaisantes et ses aspirations détestables; on peut donc souvent s'en défendre.
   face à un individu stupide, tout cela est absolument impossible, comme l'explique la Troisième Loi fondamentale. L'être stupide vous harcèle sans raisons, sans aucun avantage pour lui, sans aucun programme ni projet, dans les moments et dans les lieux les plus improbables. Il n'existe aucun moyen rationnel de déterminer quand, comment ou pourquoi la créature stupide attaquera. Quand il se présente à vous, vous êtes entièrement à la merci de l'individu stupide.
 Parce que les actions des gens stupides ne sont pas conforme aux règles de rationalité, il s'ensuit que :

a) Leur attaque nous prend en général au dépourvu.
b) Même lorsqu'on prend conscience de l'attaque, 
     nous ne pouvons organiser aucune défense rationnelle, 
     parce que l'attaque est elle-même dépourvue de toute
     structure rationnelle.

  L'activité et les mouvements d'un être stupide étant par nature erratiques et irrationnels, toutes défense s'avère problématique, et contre attaquer est extrêmement difficile, comme si l'on essayait de tirer sur une cible capable des mouvements les plus improbables et les plus incongrus. C'est à quoi pensaient Dickens et Schiller lorsque le premier déclarait que ''l'homme peut tout affronter, armé de stupidité et d'une bonne digestion'', et le second écrivait  que ''contre la stupidité les Dieux mêmes luttent en vain''.

                                VIII
             Quatrième Loi fondamentale

 Les crétins, ceux qui occupent la zone C dans notre système, ignorent en général à quel point les gens stupides sont dangereux. 
Rien d'étonnant à cela: ce n'est qu'un signe de plus à leur crétinerie. Ce qui est vraiment surprenant, c'est que les êtres intelligents et les bandits ne sont guère plus capable de reconnaître la puissance destructrice propre à la stupidité. Il est extrêmement difficile d'expliquer pourquoi il en est ainsi, et l'on peut
seulement observer que, face à des gens stupides, des hommes intelligents et des bandits commettent souvent l'erreur de se laisser aller à l'autosatisfaction dédaigneuse au lieu de faire des provisions d'adrénaline et de bâtir leurs défenses.
  On pourrait croire que l'homme stupide ne nuit qu'à lui-même, mais ce serait confondre stupidité et crétinerie. Nous sommes parfois tentés de nous associer avec un être stupide afin qu'il serve nos objectifs. Les conséquences sont toujours désastreuses parce que:
a) ce calcul repose sur un malentendu complet quant à la nature essentielle de la stupidité et 
b) il offre à l'individu stupide une marge de manoeuvre encore plus vaste pour l'exercice de ses talents. On espère toujours manipuler l'être stupide, et d'ailleurs on y parvient, jusqu'à un certain point. Mais en raison du côté erratique de leur comportement, on ne peut prévoir toutes les actions et réactions des gens stupides et on se retrouve très vite pulvérisé par les décisions imprévisibles de l'associé stupide.
   C'est ce que résume clairement la Quatrième Loi fondamentale, stipulant que :

  ''Les non-stupides sous-estiment toujours la puissance    destructrice des stupides. En particulier, les non-stupides  oublient sans cesse qu'en tout temps, en tous lieux et dans  toutes les circonstances, traiter et/ou s'associer avec des gens 
 stupides se révèle immanquablement être une erreur couteuse''

 Depuis des siècles, depuis des millénaires, dans la vie publique comme dans la vie privée, d'innombrables individus ont omis de prendre en considération la Quatrième Loi fondamentale, ce qui s'est traduit par des pertes inimaginables pour l'humanité.

                                   IX
                      Macroanalyse et 
            Cinquième Loi fondamentale

  La conclusion du précédent chapitre nous mène à une macroanalyse où, au lieu de se limiter au bien-être d'un individu, on envisage le bien-être de la société tout-entière, prise dans ce contexte comme la somme algébrique des conditions individuelles. Une pleine compréhension de la Cinquième Loi fondamentale est essentielle à l'analyse. Soit dit
entre parenthèses, des cinq Lois fondamentales, la cinquième est sans doute la plus connue et son corollaire est très souvent cité. La Cinquième Loi fondamentale énonce que :

                  ''L'individu stupide est le type d'individu le plus dangereux''. 
                    Le corollaire de cette Loi est que:
                  ''L'individu stupide est plus dangereux que le bandit''.

 La formulation de la Loi et son corollaire relèvent encore de la *microanalyse. Comme l'a dit la Loi et son corollaire ont des conséquences non négligeables pour la macrostructure.
  L'essentiel à retenir est ceci: le résultat de l'action d'un parfait bandit (l'individu qui se situe sur la ligne OM de la figure 2) est purement et simplement un transfert de fortune et/ou de bien-être. Après l'action d'un parfait bandit, le bandit dispose sur son compte d'un plus qui équivaut exactement au *moins causé à autrui. 
La société dans son ensemble ne s'en porte ni mieux ni plus mal. Si tous les membres d'une société étaient de parfaits bandits, la société stagnerait mais on n'y constaterait aucun désastre majeur. L'économie se limiterait à d'énormes transferts de richesses et de bien-être en faveur de ceux qui agissent. Si tous les membres de la société agissaient à tour de rôle
non seulement la société dans son ensemble mais aussi les individus se trouveraient dans une situation parfaitement stable, excluant tout
changement.
 Quand les gens stupides sont à l'oeuvre, c'est une autre histoire. Les gens stupides causent des pertes aux autres, sans gain personnel en contrepartie. La société dans son ensemble en est donc appauvrie. Le système de comptabilité qui s'exprime sur les schémas de base montre que, si toutes les actions des individus à droite de la ligne POM (voir figure 3) ajoutent au bien-être d'une société, à des degrés divers, les actions de tous les individus situés à gauche de cette même ligne POM entraînent une détérioration.


                                                  
                                     
                                        Y
                                     I 
                                     I
      P  .           C1           I                  I
                .                    I
      CS            .              I
                            .        I
                                  .  I
------------------------------0--------------------------X                                        I      . 
                                     I           .              B1 
                                     I                 . 
                                     I                       .
                  S                 I                             .
                                     I              Bs             M  
                                     I                                                                            Fig.3                                               

  En d'autres termes, les crétins à tendance intelligente (zone C1), les bandits à tendance intelligente (zone B1), et surtout les 
intelligents (zone I) contribuent tous, à des degrés divers, à accroître le bien-être d'une 
société. En revanche, les bandits à tendance
stupide (zone BS) et les crétins à tendance stupide (zone CS) réussissent à ajouter des pertes à celles que causent les gens stupides, renforçant encore la puissance destructrice de ce dernier groupe.
 Tout cela inspire quelques réflexions sur le fonctionnement des sociétés. 
Selon la Deuxième Loi fondamentale, la fraction de gens stupides est une constante 0 qui n'est affectée ni par le temps, ni par l'espace, ni par la race, ni par la classe, ni par aucune autre variable socioculturelle ou historique. Ce serait une grave erreur de croire
que le nombre d'individus stupides dans une société sur le déclin est plus grand que dans une société en plein essor. L'une comme l'autre souffrent du même pourcentage de membres stupides. La différence tient à ce que, dans une société moins performante :

 a)Les autres individus laissent les stupides 
    être plus actifs et accomplir plus d'actions;
 b)On remarque un changement dans la      
     composition de la section non stupide, 
     avec un déclin relatif des populations
     des zones I, C1, et BP et une hausse 
     proportionnelle des populations 
     des zones CS et   BS .

  Ce présupposé théorique est amplement confirmé par une analyse exhaustive des cas historiques. En fait, l'analyse historique nous autorise à reformuler les conclusions théoriques de manière plus factuelle, avec des détails plus réalistes.

  Que l'on envisage l'antiquité, le moyen Âge,  les temps modernes ou l'époque contemporaine, on est frappé de constater que tout pays sur la pente ascendante a son inévitable fraction 0 d'individus stupides.
Les pays en plein essor comptent aussi un très fort pourcentage de gens intelligents qui réussissent à tenir en respect la fraction 0 et en même temps à garantir le progrès en produisant assez de gains pour eux-mêmes et pour les autres membres de la communauté.
 Dans un pays sur la pente descendante, la fraction d'êtres stupides reste égale à 0 ; cependant, dans le reste de la population, on remarque parmi ceux qui détiennent le pouvoir une prolifération inquiétante de bandits à tendance stupide 
(sous-zone BS de la zone B, figure 3) et, parmi ceux qui ne sont pas au pouvoir une augmentation toute aussi inquiétante du nombre de crétins 
(zone C du schéma de base, figure 1). Ce changement dans la composition de la population non stupide renforce inévitablement la puissance destructrice de la fraction 0, et le déclin devient inéluctable.
Et c'est la chienlit.

Carlo M. Cippola (1922-2000) historien de l'économie de renommée mondiale, fut professeur à l'université de Berkeley et à l'Ëcole normale supérieure de Pize. 
                                

                                          

Les moyens de propagande du grand *capital
dénoncent toujours les dérives que le système 
provoque, et du même coup le fait paraître 
moralisateur lorsque le mal est fait auprès d'une 
opinion publique manipulée jusqu'au trognon.      

                                        
 Raymond Marti Darmon
Adresse de méssagerie:
(martidarmon.tchimo@hotmail.fr)
             
              
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