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lundi 7 mars 2016

Tchimo ''AU BOUT DU VOYAGE'' Deuxième Partie -LA DËLINQUANCE EST UNE PREMIERE TERAPIE A L'INJUSTICE INSOUTENABLE

                                   
                             TCHIMO


                                     ''AU BOUT DU VOYAGE''

                                     DEUXIÈME PARTIE

                                                                                                        
  Après être sortie de la prison de Draguignan,je suis revenu à Barjols,j'ai repris mes activités de dépannages et de vente de téléviseurs,,je dirige mes occupations également à Toulon,un responsable de la brigade criminelle tente de m’aider sur des marchés collectifs je suis reçu chez lui,un corse Lopionti un important dans le milieu Toulonnais,patron de bar au port de plaisance a le mauvais oeil à mon endroit.

  De nombreuses sorties avec Pascal Dibénédètto champion de France de boxe des poids moyens,entre ses entraînements,ses combats,nos sorties pendant les week-ends nous partageons sa garçonnière,puis je loue un studio à Toulon,j’héberge un ami d’Oran.

  Au volent d’une Plymouth décapotable,je me présente au domicile de mon ex-épouse au MOURILLON, pour voir ma fille Flore Marguerite,malgré maintes interventions de la Police depuis 3 ans, je n’ai pas satisfaction, mes droits d’avoir ma fille pendant les vacances n’est pas possible.

  Il a fallu avoir recours à un huissier accompagné d'un serrurier et d'un commissaire, ils auront tout le mal du monde à prendre des bras d’une belle-mère en folie le bébé, je ne l'ai tenté qu'une fois.

  Cet après-midi,je rentre d’un dépannage, j’apprends par ma mère en pleurs que ''la belle-mère et Elysabeth sont venues à Barjols et repris Flore''


  Le divorce avec Elysabeth sera ordonné aux torts et griefs réciproques,mes avocats Maître Bortolozo du barreau de Toulon et Maître Pollac du barreau de Marseille avaient plaidé.

  Ce soir là,attablé à la terrasse d’une brasserie,j’attends depuis une demie heure un employé qui s’est rendu chez un client pour l’encaissement d’une facture,peu après ce dernier s’amène et me dit avoir pris un verre dans un bar avec NAFTA,j'ai voulu payer la tournée sorti le fric,il l’a vu et me l'a pris en disant que c’était une dette plus les intérêts,je lui décroche un revers,le prenant au collet,qu’est-ce que tu racontes?,il a ajouté que tu viennes le chercher.

   Nafta était le genre de client à ne pas se frotter,il ne suffisait pas de le manquer pour le voir réagir,il ne respectait rien.

  Rebelotte les embrouilles,il ne faut mésestimer personne,je passe 48 heures à lui courir au train sans le rencontrer,puis ça se complique,ma voiture a les quatre pneus crevés et lacérés.

  Un balayeur un jeune parisien aux ordres de Nafta a fait le boulot,il s’en vante,au volant d’un second véhicule,je parcours les rues de la ville,là le manœuvre que je cherche tous les deux d’accord,nous prenons la direction du Mont-Farron.

  Arrivé dans les hauteurs,il s’arrête,je stop aussi,je n’ai rien vu venir,un coup à la tempe me entrevoir un horizon nouveau il  me gratifie d'une clef à la gorge,d’un coup sec mes bras autour de son dos,je le lève de terre l’espace d’un instant,nous roulons sur 10 mètres en descente sur la caillasse,il maintient sa prise je suffoque,je n’en peux plus alors aux grands maux les grands moyens de mes deux mains,de toutes mes forces je lui tire sur les couilles que je maintiens,ses deux bras en croix les yeux pleureurs,il me fixe sans réaction.

  Ma main gauche lui maintient les couilles,un énorme cailloux dans ma main droite,je vais lui fracasser la gueule,mais mon bras reste là il ne frappera pas,je lui décoche des baffes et coups de pieds et je le laisse sur la caillasse,lui prend le fric et lui met la trique,il quittera Toulon dans la soirée.

 Ce même soir,dans un bar au bord de mer au bar du corse je relate à un ami l'entoure loupe de Nafta.

 Vers minuit,Nafta fait irruption dans le bar suivi d’Amade.

 Ils commandent un whisky soda sans prononcer un mot, ils vident leurs verres à petits traits,Nafta regarde fixement le plafond,seul Amade lance un regard de mon côté,je remarque que Nafta vient de dire un mot à la barmaid qui s’éloigne.

Lopionti le propriétaire de l’établissement vient les embrasser,puis les deux hommes sortent du café,Nafta parait regarder ses pieds et écoute les mains dans ses poches, Lopionti parle en faisant de grands gestes,les deux compères reviennent,Nafta et Amade sortent aussitôt.

Lopionti me dit de sortir,je suis attendu,un ami corse José Ordioni tente d'intervenir,Lopionti lui dit de se taire,il commande les autres s’écrasent,Lopionti est de mèche.

Dans la rue Amade m’interpelle,cinq mètres sur la gauche se trouve Nafta.

Amade: viens on veux te parler monte dans la bagnole,je rétorque justement c’est pareil pour moi,venez dans la mienne, ''je ne suis pas chargé''

Nafta toujours les mains dans les poches,n’a pas dit un mot,je me suis retourné vers lui,je prends un coup de crosse à la tête de l'autre.

je me sens défaillir, comme un éclair dans un sursaut,je décoche à Amade un coup de tête son nez est explosé le sang pisse,il tente de se relever je lui met un coup de pied dans la gueule,il me braque tout en courant en dents de scie je m’engouffre dans le bar et je demande une arme à mon ami José. 

Lopionti refuse et me donne un rondin de bois et me dit dehors,Amade se torche le visage et Nafta toujours aussi imperturbable attend,me voilà de nouveau à l’extérieur,Nafta s’avance vers moi,après avoir dit à Amade de ne pas bouger.

Nafta,s'avance et me somme : ''donne-moi çà'',je lève le gourdin et je le lui plante de toutes mes forces le coup de masse en visant le crane.

Ils n’ont pas tiré les fumiers,les corses ont assisté à la scène sans broncher.

Dans tout cette pagaille,arrive un ami commun Amar qui s’interpose et prend mes patins,Lopionti lui dit de ne pas s’en mêler,soudain un fourgon de flics,chacun se défile.

Je suis revenu à une heure du matin rechercher ma voiture,tout mon être mobilisé à des sentiments comparables à la sensation ressentie lorsque les poulets avaient tenté de m’amarrer à la délation.

je n’ai jamais connu une telle sensation de détente et de sûreté,seule l’idée de donner la mort motive ma résolution,je ne ressens ni détresse ni angoisse, rien.

je n’ai aucune manifestation de contrôle dans ma décision je n’ai rien à maîtriser,je suis comme dirigé vers un acte au dépend du moi.

je me suis regardé dans une glace mes yeux brillent plus que jamais,et reflètent une impression de satisfaction et les jours qui vont s’écoulaient me laissent dans le même état.

Dans ces temps,un de mes employés Thomas va servir mes plans,je lui demande rechercher le contact avec Nafta et de me débiner de lui faire avaler que nos rapports sont mauvais,de lui dire que je ne paie pas son salaire,d'inventer!.

le boulot c'est terminé!

Cette nuit là, ma voiture se dirige accompagné de Thomas vers la Seine,puis vers une forêt à l’ouest à un kilomètre.

Tu as compris tu vas te faire ramener dans cette villa,tu diras à Nafta que tu veux profiter de mon absence pour retirer tes affaires,sitôt que vous serez à cet endroit tu sauteras ce mur,ma voiture sera derrière,débrouilles toi pour qu’il vienne seul.

Je ramène Thomas à Toulon,et lui dis : vers minuit! arrange toi,Thomas avait trouvé le couvert et le gîte en me rencontrant,il me témoigne une grande reconnaissance,je peux compter sur lui....

Minuit sonnant je suis sur place,je palpe la crosse de mes 2 P38,on est plus le même avec ces engins dans les pattes,un pressentiment de danger m’alerte je n’hésite pas,je dirige ma décapotable sur l’autre versant de la forêt,je reviens à pas feutrés,je suis en embuscade dans un observatoire à cinq mètres du mur,je m’allonge sur le sol, j’ai vue sur la route.

Je resterai une demi heure encore dans cette position,puis je perçois un bruit de moteur,je distingue dans l’obscurité un véhicule tous feux éteints qui s’avance lentement dans ma direction,suivi d’une autre voiture.

A vingt mètres du mur en contre bas,les deux bagnoles sont arrêtées,quatre hommes,ils se mettent à escalader rapidement le mamelon.

Je cours vers ma voiture,dans un nuage de poussière,je fonce vers Toulon.

Le misérable Thomas a eu la frousse et vendu la mèche,on se reverra bien après.

Boulevard de Strasbourg la voiture de Nafta vient de se garer,je suis attablé dans une brasserie à quelques mètres,il se dirige dans ma direction,je sens à travers mon imperméable mes breliquats,Nafta tient ses mains hors des poches,nos regards se soutiennent,il m'interpelle:t'as voulu ma peau?

je sens qu’il ne va pas tirer,je lui tourne le dos, en disant allez ça va comme ça!

Je viens de voir en face Amade suivi de deux autres,je parcours une trentaine de mètres,je rentre dans un bar,prés du théâtre,la propriétaire Margot est une amie.

Je lui dit d'appeler un taxi et de lui recommander de ne pas se garer,et le pourquoi! le taxi est là,je saute à son passage,je demande au chauffeur de prendre tel raccourci.

A la sortie de la ville j'ai garé un second véhicule,j’ai foncé vers Nice,des pieds noirs me dirigent à Golf Juan,mes amis après des contacts,et des interventions préparent une tournée à Toulon, nous sommes passé au Leques ou nous avons rendez-vous avec un Parinos (M.....), Nafta s'est dégonflé et Lopionti aussi.

Ils avaient loué une baraque,et comptaient me charcler,creusé la tombe où je devais être enterré à la chaux vive,merci Marcel Montes.

Bordel,j'avais bien dérivé.

Je suis revenu à Barjols,je retrouve le calme ça va mieux,mais plus question de travail,je passe mes après-midi à la promenade avec mon chien Athis,un malinois belge,je me déplace de temps en temps à Agde au saint jams pour rencontrer mon ami  José Ordioni pour faire les comptes et voir comment ça se passe.

Cette après-midi je converse avec un Barjolais c'est le boucher du village,il me met au défi de ne pas pouvoir retirer un os de la gueule de mon malinois.

Je prends le plus gros morceau de viande,je le présente à Athis la bête se précipite.

Je m’approche du chien je tend la main,l’animal a cessé de manger et se met à  grogner,les crocs menaçants le boucher a raison!

D’un seul coup,je me suis mis à quatre pattes mon visage sur la gueule du chien,j’ai montré les dents en grognant,et bien! riez si vous voulez,le chien calmé s'est mis à geindre.

j’ai pris l’os qui m’a servi de bâton et mon vieux,il a couru toute la place en gémissant,je ne sais pas ce que le boucher a du penser.

Marcel me téléphone et me demande de venir le rejoindre à Nice,j'ai passé quelques jours avec mon ami puis accompagné d’un Gitan blond de Carces nous avons pris la route pour Agde ou j'ai repris la direction de Saint Jams que mon ami continuait de faire fonctionner,Marcel quelques jours plus tard est retourné à Nice,j'ai quitté définitivement Barjorls,et mes parents sont retournés à chalon sur saône.

Les étudiants de la faculté de Montpellier s’en donnent à cœur joie,l’affaire marche la télévision de Montpellier consacre une émission au Saint Jams.

Un pied noir Tony fait parti du personnel.

Il est vingt deux heures,la salle est pleine le groupe ''Roine Doyas'' des gitans de l'aberguo de Figueras présentent un numéro de Flamenco.

Trois hommes à l’accent Méridional viennent d’entrer,et se dirigent au comptoir.

je suis à quelques pas en conversation avec Serge Yvan un pianiste me relatant ses exploits dans la résistance.

L'un d'eux commande un Whisky,ma barmaid présente l’addition le plus grand déchire le papelard bavant ''sur le compte du patron''! bordel rebelotte!

Je n’ai pas bougé d’un pouce,la barmaid ne sait pas quoi faire,elle m’interpelle,Tony à ses côtés s’interroge,je lui dit de servir sans un regard pour le trio,le bar c’est votre affaire servez Tony a remit la rince,l'autre répète au pieds du tôlier en avalant d’un trait,et réclame une autre tournée.

Avec un sourire large comme ça je prends la bouteille d’alcool,la tournée du patron la voilà,vous me devez 87700 balles,j'aurais pu dire un autre chiffre n’importe quoi,J’ai dit 87700.

je m’adresse à Tony : sierra la carra (ferme le cabaret),damné la yavé (donne moi la clef) tout en portant un 9 mm à ma ceinture,je ne veux pas d'histoire,je veux manger tranquille,m’adressant au plus beau viens parler là-bas.il rétorque tu veux te battre,*non*, je veux parler.

L’autre me suit dans la troisième alcôve de la boite,aussitôt la porte fermée je lui plante un violent coup de tête en armant le 9 millimètre et le braque.

Si tu es fou de bouger,je te plombe, à coup de crosse l’autre est défait,mes mains dans ses poches,je lui prends tout,tu vas rejoindre tes amis sans broncher,c’est moi qui parle!

Au comptoir je joue le scénario à un autre,tu vois avec ton pote c’est arrangé,viens voir par là,Tony a les yeux qui rient.

Le second n’a plus l’air sûr de lui,il me suit et je recommence.

Le troisième, un homme d'une soixantaine d'années,je n’ai pas eu besoin d’aller plus loin,il me présente ses excuses,en balançant des baffes aux deux autres qui l’ont entraîné au Saint Jams,le vieux devient mon ami et les jours passent.

Un soir, la porte du cabaret s’est ouverte,laissant le passage à une jeune femme,elle est très belle,un manteau de fourrure noire un petit chinchilla dans ses mains,elle se laisse choir sur un tabouret,à côtés les gens rient et dansent,elle commande un grog.

J’ai un mauvais pressentiment,est-elle envoyée? mon regard a changé!d’un trait elle a bu sa potion,et s’est retirée,

J'appeleTony,débrouilles toi,amènes-moi là,cours,il est revenu en riant.

- Dis-moi qui sait?

- France Maurette.

- Quoi France!

- Elle s’appelle comme çà, je lui ai parlé, elle reviendra, je la connais!

Le lendemain au comptoir assise,France se tient le dos tourné,ses coudes sur le bastringue,elle porte une toque blanche,un manteau de fourrure de même couleur.

Tony me dit:té quieré,esta muerta por ti (elle te veut).

Je ne sais pas pourquoi,je prétexte que j’ai à faire,je dois ressortir je suis revenu trois heures après,Tony me dit: elle t’a attendue,elle t’a dans la peau,tout Béziers lui court au cul

Tous les soirs, elle va amener du monde et pas des radins,elle reviendra,chaque soir un homme ou deux différents.

Je suis sorti,je marche dans les rues désertes d’Agde l’hiver.

Lorsque je suis revenu,tout est calme,France est là seule avec Tony,elle a bu elle se jette à mon cou,j’ai du mal à m’en dépêtrer,je la bouscule elle pue le whisky.

Assis au fond de la troisième voûte de la boite,j’entends mais qu’est-ce qu’il a!qu’est-ce que j’ai fait!cette nuit elle va le prouver,je vais oublier jusqu’au jour où je suis né,ce fut la première femme à me guérir d'Elysabeth.

Tous les soirs,elle ramène des amis,elle n’a pas de mal,ils la bâdent et vident leur porte monnaies.

Les gendarmes du village souhaitent me voir ailleurs.

Nous préparons une grande fête de Noël,avec attractions,avec la troupe de Roine Doya et la Dolores,cent cinquante repas sont prévus en deux services.

La marchandise est entreposée dans un énorme congélateur qu'un ami jo Seban,un compatriote m’a procuré.

Poulets,canards,pintades,dindes,charcuteries,des caisses d'huîtres,les gâteaux et tout le reste.

On a décoré le cabaret,des cotons de ouate partout,un sapin au centre de la seconde alcôve,un orchestre est attendu,on fignole les préparatifs.

Un fourgon s’est garé quatre gendarmes pénètrent au Saint Jams,nous demandent de les suivre,il est vingt heures et la boite ouvre à 21 heures.

A la gendarmerie,l'adjudant  prétexte qu’un hold-up a eu lieu à la perception à cent mètres du Saint Jams,et on aurait reconnu Tony.

On nous passe de cagoules pour tenter de voir une ressemblance,quelles bourriques!j'ai beau me lamenter que j’ai 150 repas à servir,on nous tiendra là,nous sommes relâchés à vingt trois heures,çà me fait une belle jambe!

Au Saint James,seuls les Gitans,les Barmaids et quelques clients m’accueillent,la nouvelle a vite fait le tour,avec tous ces gâteaux,ces bêtes déplumées et cuites,le congélateur sauvera bien quelque chose,la quantité est telle que pendant plus d’un mois nous avons droit:

Petit déjeuner: poulet congelé

Déjeuner: du canard

Le soir encore du Poulet!

A ce régime mes amis les Gitans se lèvent en chantant cocorico,les clients se font rares,ça jase sur mon compte.

France n'ose plus amener ses connaissances pour prendre des baffes.

Cette nuit-là, un client de passage,un représentant trouve l’addition salée,un mot à Tony et au Gitan blond,l'industriel se voit attribuer la réponse à ses protestations,ces méthodes anti-commerciales portent leur fruit,un soir la clef sous la porte,j’atterris chez France à Beziers,Tony chez une barmaids,les gitans retournent à Figueras et le gitan blond à Carces

Mon désir de travailler c’est le passé,un voyage en suisse avec  France,quelques mois dans une villa au bord du lac Léman.

Une scène,sans demander son reste,elle repart à Béziers,un mot sur la table,
je n’ai pas un radis!J’ai enfilé un veston et je suis sorti après avoir vendu ses manteaux de fourrure pour une bouchée de pain, puis j’ai été au cinéma, un film de Funès je n’ai pas ri.

Je passe la frontière,je suis revenu à Beziers,Tony m'informe que France a quitté la ville,et qu'il sait ou elle est,à une centaine de kilomètres dans un patelin dans les montagnes chez un ancien amant et sa femme.

A la nuit tombée, nous avons pris la route,vers deux heures du matin,le curé du pays est réveillé en sursaut,il me fournit un renseignement,je frappe chez un fermier en colère qui finit par m’indiquer l'adresse que je cherche.

A cinquante mètres en contre bas,une bâtisse grise à deux étages,une fenêtre ouverte au ré-de-chaussée,je pénètre dans la baraque au fond un lit où dort une femme,je braque ma torche sur le visage,c’est une vieille,d’un trait je suis dehors.

En haut de la lumière,un bruit de pas un homme sur le palier,je grimpe d’un trait les marches,je viens chercher France.

Un malabar l’autre n’hésite pas,il me décoche une droite que j’évite,je rentre dans la maison!

France est là,tente de s’interposer les femmes crient,l'autre m'envoie un coup de savate,je l'évite et lui prends le pied que je tords curieux il ne fera plus un geste,par la suite France me dira qu’il avait subi une opération à cette jambe.

J’ai pris France par la perruque jusque dans la bagnole,le lendemain les flics me lèvent,son père a déposé plainte.

France arrange tout,on me relâche un jours plus tard,dans la nuit nous passons en Espagne,nous sommes à Barcelone,mon amie se rend chez un riche commerçant pour se faire remettre une enveloppe,elle était remontée en me disant que ce fut son premier amour, deux jours plus tard à Alicante de la part de Marcel Montes nous nous sommes rendu au domicile de Me Robert Tabarot.

je serais employé dans un cabaret à Bénidorm le Dolmens dirigé par Michel Salvador,nous sommes logés,mon boulot,c'est de filtrer les clients.

Après certaines péripéties,France s’est encore envolée sans un mot,je suis arrivé vers vingt heures à l'appartement,ses affaires n’étaient plus là,et ce fut terminé,je n'ai plus été la rechercher.

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*J’apprendrai par la suite l’existence de notre fils Raymond lorsqu'il avait 17 ans (…?,) les circonstances ont fait que je n'ai jamais pu le connaître par l'opposition farouche de sa mère,aujourd'hui il doit avoir une quarantaine d'années,j'ai revu France courant 2010, elle n'accepte toujours pas de me le faire connaître.*
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Revenons à nos moutons,chaque jour,je parcours le village de long en large,une atmosphère de marché,un monde pittoresque,l’immense plage a disparu sous la marée humaine,ici une obèse laissant voir sa blancheur somptueuse,là une famille entière bronzée à l’excès.

Je suis depuis quatre soirs au Dolmens qu’une salade m’amène à cogner sur un Espagnol,le type court vers la guardia civile,je le suis en l’agrippant aux cheveux pour le faire changer d’idée,mais lorsque à quelques pas des flics il s’est mis à brailler,je me suis fait la malle!

Je quitte le Dolmens,mes potes me donnent du boulot au «Safari».

Le colonel me gâte aux petits oignons,une ambiance tropicale,dans un immense parc 
de 3 000 m²,de nombreuses pistes de danse,ici une pénombre complice pour des touristes avides de sensations assis sur des sièges en paille au milieu de jardins en fleurs,à l’est un bâtiment décoré qui sert de salon, sous des lampions multicolores,on peut goûter aux brochettes,merguez et autres amuses gueules,sur la droite la piste principale.

Une Belge me raconte qu’elle est kinésithérapeute à Tournay,je lui témoigne un baratin fait de ah, oui ah, bon!je fixe un client,qui me déshabille du regard et bavant à deux tordues à ses côtés,regardant à leur tour dans ma direction en se cassant de rire.

La Kiné ne va pas en revenir!J’ai semé le pastis,comme j’ai demandé au gros patapouf des comptes,en rapport avec l’idée qu’il se foutait de ma pomme, tout à valser,tables et le client.

Le colonel ne me l’a pas pardonné,tant pis,il y a d’autres boites le Derik,c’est pas si grand mais on bouffe la pizza,jean Prat me ferra des recommandations,fais plus le con si tu sème ta merde tu quittes Bénidorm,je te jure je ne bouge plus!les jours passent tout va bien,Prat est contant voilà c’est bon,continue,
( j'apprendrais il y quelques temps son décésà Paris)

Une nuit un attroupement derrière le dancing,m’amène à me rendre compte de ce qui se passe dans un coin,une fille de 18 ans à peine,est allongé sur le sol en pleurant elle est nue comme un ver,sa copine pleure,Cola Michel, Lio... me dit:

Vas-y profite, il y en a deux qui l’ont partousé,il s’est retrouvé le cul par terre.

J’ai pris la fille à poil,je l'ai emmené dans la bagnole avec son amie,direction leur piaule,deux étages à monter avec ses 60 kg,je l'ai balancé dans le plumard,et je me suis retiré.

Le lendemain la Belge m’a retrouvé,je veux bien me faire masser elle est super canon,une blonde des cheveux très longs,des yeux verts un corps de madone.

Je suis attablé à la terrasse à l'extérieur de la pizza,les volets grands ouverts,je remarque un chanteur connu accompagné d’un ange gardien en tricot exhibant ses biceps,ce dernier ne cesse de lancer des œillades à la belge et me fixe,il a un geste malheureux de la main,en pointant son index,je me suis levé.

Il s’est redressé,j’ai décoché un coup de boule qui l’a envoyé contre le feu de bois,ses amis et Prat sont intervenus,j'ai repris ma place,le mec se débarrasse des gens qui le maintiennent et vient vers moi,nouvelles palabres,un ami me donne un couteau que je jette,l'homme s’approche, le chanteur aussi pour me dire,pourquoi tu as fait ça?

Ils sont trop prés,j’ai répondu par des coups,j'ai manqué l’artiste son compagnon est à nouveau par terre, il se relève,il s’empare d’une pelle qui traîne par là,vise ma tête,j'ai juste le temps de brandir un siège au-dessus de moi,la pelle s’est brisée dessus.

Des clients crient,les tables se renversent,je fonce frappant de toutes mes forces avec un tabouret,il est par terre,puis il se met à courir en criant,je saute d’un trait les neuf marches de l’escalier de l'entrée,en suivant le sprinter,dans son élan il se cogne la tête contre aronde,des cris,des coups et une nouvelle course.

Prat avec quelques autres redressent les tables s’excusant auprès de la clientèle,il me lance un regard noir,un hochement de tête.

Demain Michelle partira les vacances sont terminées.

Je ressens une heure plus tard une légère excitation au-dessus des reins,la douleur est plus vive,j'ai un mal terrible à me tenir droit,une déchirure musculaire en sautant les neuf marches hier au soir,je ne peux pas bouger.

La belge me demande de venir avec elle dans son pays,j'ai du mal à me hisser dans sa bagnole.

Sans avoir revu Robert Tabarot,un au revoir à mes potes,le véhicule fonce en direction de la frontière.

((Je me remémore lorsque petit garçon,ma mère voulait que je fasse enfant de cœur,sa joie lorsque j’apparus la première fois dans la robe noire,capote blanche et le bonnet carré à pompon,mon cœur avait battu à tout rompre,j’étais heureux)).

((Même qu’un jour celui qui servait la messe tombe malade,je l’ai remplacé au pied levé,je me suis trouvé tellement angoissé qu’une fois à genoux,j’ai fait dans ma culotte,une odeur pestilentielle a envahie l’église,le curé tout en prêchant me lançait des regards réprobateurs,les gens du premier rang regardent le curé et moi là, sans pouvoir bouger,embourbé)).

((Comme un automate,j’ai changé de place le livre saint,le prêtre a failli s'étouffer,je me suis enfui comme j’ai pu)).

Michelle m’arrache à ma mes souvenirs,dès demain je te traite aux rayons ultra-violet!

Dans la soirée nous avons passé la frontière,quelques kilomètres encore et nous y sommes.

Je me retrouve à Tournai,ses parents sont en vacance au Portugal,les jours passent entre les soins la lecture et la guitare.

Le mois de novembre touche à sa fin,ses parents vont rentrer,elle loue un studio à Bruxelles,je me déplace maintenant normalement je passe mon temps du cinéma aux terrains de sport en attendant les fins de semaine où Michelle me rejoint.

Cette fois elle n’est pas venue,c’est son père Mr Fievet qui est là,bonjour je suis le père de Michelle,j’ai à vous parler,ma fille n’est pas pour vous,je vous conseille de rentrer en France,sinon je serais obligé de passer à d’autres moyens,je suis médecin légiste et en Belgique la majorité c’est 25 ans,très bien j'ai compris mais comment partir,je n’ai pas un sous,voilà! vous pouvez compter sur moi, je parts.

BON SANG DEPUIS TOULON J’EN AI FAIT DU CHEMIN POUR GUÉRIR une déchirure;

La mort dans l’âme dans ce train,je descends à Lille,il fait noir,un temps exécrable,j’aime la pluie,des filles emmitouflées dans des manteaux de fête à quatre sous,leurs regards ressemblent au mien,une maline me touche et me dis tu viens?j’ai une gueule à payer?

A ces côtés un tapin,elle est très belle elle parait jeune,elle te plaît ma copine?

Je parcours les cent mètres de l’allée,je reviens sur mes pas à quelques mètres des deux femmes,je m’arrète je fixe la fille,la jolie elle m’a pris la main viens je la suis dans une marche d’escalier c’est la première fois je te jure,j'ai jamais craché et je suis paumé,tais-toi, viens!

Dans une chambre simple et propre,un grand lit comme un enragé je vais me rassasier,c’est drôle je crois l’aimer, au petit matin elle a été chercher des croissants,dans ces filles là il y a de la femme la vraie, Je suis resté une dizaine de jours,ce matin un coup de téléphone l’a fait pâlir,vite tire-toi, on se reverra tiens prends ça!

J’ai pris le train pour Chalon Sur Saône,mes parents sont heureux,j'ai adressé un mandat au médecin légiste.

j'ai loue un studio,tous les jours les visites de mon frère Guy m'encourage,il s’inquiète si je ne manque de rien,je suis embauché comme dépanneur de télévisions aux établissements Berthier.

Je vis de mon travail mes patrons sont satisfaits,je perçois 1 000 francs par mois.

Six mois plus tard un rapatrié d'Algerie me propose un contrat d’association sans capital,je quitte les l'établissement Berthier pour les Bolinches mon salaire a triplé.

Un an se passe ce soir c’est le bal des rapatriés,je colimate une nana à dix tables plus loin qui me fixe comme si j’étais le bon «dieu»,un signe de la main,la fille danse elle a 16 ans et se prénommé  Marie Françoise.

En rentrant du boulot,elle est là à m’attendre,m’attirant la foudre et les menaces de sa famille,je ressens que je n'aurais plus à chercher.

Mon frère Guy intervient en colère,il reste plusieurs jours sans venir. 

Je reçois des avertissements de toute part,mais je continus entre mon travail,Marie Françoise et les jeux de boules.

De nombreuses descentes sur Paris au Palais des sports pour assister aux combats de mon ami Pascal Dibènèdètto contre Marty et Cohen et beaucoups d'autres combats.

Un matin je me suis levé très tôt,j’ai le pressentiment qu’il va se passer quelque chose.

Au volant de ma Vaillant,j'arrive au magasin le propriétaire pâle m’informe,que les gendarmes sont venus me chercher,il y a cinq minutes.

Rebelotte!

Nous sommes en début d'année 67,en effet peu après le fourgon est là,on me présente un mandat d’arrêt délivré par un Juge d’Instruction de Draguignan.

On me reproche de m'être soustrait aux convocations,et aux avis de recherches,je demande d’aller chez moi déposer mon véhicule et prendre des affaires,un gendarme à mes côtés,les autres suivent.

Dans le studio une scène pénible,Marie Françoise s’agrippe à mon cou je tente de la calmer,le chef de Gendarmerie un bonne personne l’autorise à m’accompagner à la caserne,serrée contre moi en sanglotant elle m'exprime son amour,oui je sens que je vais changer.

Pour moi la prison, un cauchemar pour ma fiancée,les jours se passent dans l’attente de mon transfert de la maison d'arrêt de Chalon sur Saône pour celle de Draguignan.

Menotté dans ce train flanqué de deux gendarmes,la lourde de la maison d’arrèt va de nouveau se refermer sur moi.

L’instruction est dirigée par Madame la Juge,je ne me souviens plus de son nom,je suis accusé d’escroquerie pour avoir remis les traites de la vente du magasin de Barjols à un tiers, l'acheteur ne les a jamais honorées alors que n'ai jamais palpé un sous de la vente ni de celui auquel j'avais remis les traites,il devait casquer après les avoir lui même encaissé.

Madame la Juge,si vous vous trompiez et que je sois innocent?je vous porterais des fleurs a t'elle repondu!.- En tôle il n’y a pas plus de fleurs que de beurre en broche,ici c’est la misère de l’âme.

Quelques parties de poker avec un jeu fait de cartelettes dessinées à partir de paquets de cigarettes,des heures assis là derrière les barreaux.

J’aperçois en face à vingt mètres le Palais de Justice à une fenêtre,une fofolle qui envoie à longueur de journée des baisers aux détenus,ma foi ça fait passer le temps!

Une lettre des Bolinches m’informe de mon licenciement

Encore une instruction, une confrontation.

Ce matin là un détenu a paluché dans mes affaires,comme je le lui fait remarquer,il me sert son répertoire d’insultes,c'est parti! Je n’ai jamais vu ça, un nez planté en travers de la figure,en diagonale!au cachot huit jours!

Trois matons avec des torchons enroulés et mouillés à la porte du  cachot pour me tabasser,je saute comme un cabri en balançant des coups de boules sur les murs une douzaine de fois,ils se sont fait la malle.

Deux semaines plus tard pour le principe je demande à un co-détenu de me rendre mes deux paquets de sucre que je lui ait prêté,comme il me menace de me mettre la tête dans le trou des W.C,sa pommette droite a gonflée comme un œuf!

Dans ce dortoir là,la plus part sont passibles des assises,le plus costaud enfile l’autre,et moi c'est 72 kg tout mouillé.

((Dans mes méditations,je me souviens à l’école primaire,une tête de turc la mienne,les élèves en passant prés de moi levaient leur bras,ce qui m'amenait toujours à des gestes de protection et à leurs éclats de rire)).

Quelques semaines plus tard,on me transfère aux Baumettes à Marseille pour me faire opérer d’une hernie,mains liées et pieds enchaînés.

On me signifie de devoir purger une peine de six mois de prison pour abandon de famille ce qui m’amène à écrire à Elisabeth.

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 Prison des Baumettes le 26 septembre 1967

Alors Elisabeth ça va?

Tu vois j’existe encore malgré ton divorce,je purge cinq mois de prison pour abandon de famille depuis Toulon j’ai parcouru un long chemin après notre dernière nuit,«la nuit», puis le soleil.

Alors nouveau départ et atterrissage à Chalon sur Saône où je crois avoir enfin trouvé la paix.

Crois-tu ma pauvre que je me sois imposé l’éloignement facilement,crois-tu que je n’adore pas ma fille,crois-tu que j’ai pu oublier mon fils?

J’adore ma fille je languis d’elle,mais elle c’est toi alors j’ai peur d’elle parce ce que,j'ai peur de toi!

Ces dernières années m’ont apporté la preuve de la force de caractère que je dois avoir pour t’interdire à jamais,j'ai trop souffert,on ne guérit jamais d'une première incarcération. 

Dès les premiers avis de ta plainte mon système nerveux s’ébranlait,de nombreuses lettres que je ne me permettais pas d’expédier furent déchirées et mes journées chamboulées.

Que désires-tu?me voir exercer mon droit de visite?est-ce cela même que tu m'a toujours interdit avec tant de force que tu souhaites aujourd’hui?

Tu es changeante,pourtant tu es une grande fille maintenant,je m’engage à régler la pension et l’arriéré de dix années si tu acceptes comme le veut la loi que mes droits de visite que tu n'a jamais respecté me soient autorisés.

Souviens-toi du passé,des ennuis qu’apportait ma seule présence,la dernière fois j’avais serré ta main délicate,je n’avais plus de haine en partant je n’en ai pas plus aujourd’hui.

je te demande de me faire savoir si je pourrais venir te voir une fois libéré pour savoir ce que tu veux vraiment,je n’ai pas oublié ni Elisabeth ni mes enfants et ta mère le sait, pose lui la question.

Mais Madame Dada,si vous vivez plus longtemps que moi, vous mourrez en sachant que Raymond et Elisabeth c’est fini.
                                                                                                                                                                  
 Raymond Marti

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  Là dedans,il faut vieillir vite dans la cellule avec un gitan,je passe des heures à jouer à la pétanque avec des oranges,il m'a affranchi que l'on pouvait boire de l'eau de cologne,c'est ce que je devais cantiner en perdant la partie,j'en ai cantiné une fois.

  Après avoir purgé ma peine j’ai été conduit à Draguignian sans être opéré.

  A ma première confrontation chez la Juge de nouveaux éclats,j’entame une grève de la faim.

  On m’enferme dans un cachot,deux fois plus grand qu'une cellule,une grille me sépare de la porte,il n’existe ni wc, ni Lavabos,seul un seau puant le grésil,une paillasse au sol.

  Les trois premiers jours ne comptent pas,cinq jours de passés six,sept,on m’appelle chez le Directeur,puis conduit chez le Procureur,comme le Ministère public est intransigeant je continus,dix,douze,treize et les jours passent.

 Un maton corse est de service allez tiens,manges,bois,tu t’esquinte l’estomac, ils s’en foutent, fais plus le con!

 Je n’accepte rien,là derrière la grille à l’intérieur de la cellule toute ma cantine,sur la grille un  grand pot de plastique empli de café avec un trait marquant le niveau du liquide.

  Une nuit je n’en peux plus,il est minuit la soif c’est terrible,je bois de nombreuses gorgées de café froid,pour ramener le niveau à la marque je pisse,deux heures plus tard je recommence encore une fois je fais le plein.

  Quelques jours après les promesses de ma prochaine liberté,je cesse mon régime.

  On me remet tout le courrier les lettres et les talons de mandats de Marie Françoise et ceux de ma mère.

 Un huissier vient me signifie un refus à ma demande de liberté provisoire,je cogne à poings fermés les quatre petits vitraux du mouchard du réfectoire qui volent en éclats sur le pif du maton de service.

 Le lendemain les carreaux sont remplacés.

 On me dirige dans le quartier du premier étage.

  De nombreuses fois au cours de mes incarcérations, je me suis battu avec des délinquants qui voulaient interdire les homos de promenade. à cette époque ils étaient mis en taule..

  Une nuit je vais assister à un exemple d’avilissement d’un détenu,dans le dortoir une quarantaine de délinquants,deux suédois l'un un corps d’athlète, l’autre un pauvre homo qui lave le linge à qui veut à condition de servir son maître de quelques cigarettes.

  Contre cinq gauloises,le malheureux à poil doit traverser le dortoir long de vingt mètres,à quatre pattes avec le feu au cul,le colosse lui place un papelard dans l’oignon, une allumette,crac l’autre doit foncer toucher le mur en face avant de pouvoir retirer de son trou de bal le papier en flamme!ça sentira le poil roussit,dans l’œil de bœuf de la porte d’entrée,un maton jette un œil, quoi faire? rien, je ne pouvais rien faire, mais l’œil de bœuf oui….

                                           «C'est ça aussi la prison»

  Cet après-midi là à travers le vasistas, et les barreaux un surveillant me pompe l’air pour m'être engueulé au parloir avec mon frère Guy,je remets l’exploit ou presque,j’en ai brisé deux lorsque ma main s’est ouverte dans sa partie droite sur trois centimètres.

  On me fait un garrot pendant 20 minutes,un infirmier essaie de stopper l'hémorragie, une heure après je suis à l’hôpital, on me fait des points de sutures.

  Les cognes acceptent que j’écoute à la radio un championnat d’Europe en Italie, Gonzalés est mis ko.

  Mon père me rend de nombreuses visites,il m’annonce que je vais être libéré,si je demande une nouvelle mise en liberté provisoire.

  Je fais dire à la Juge que m’estimant innocent des faits pour lesquels je suis là,je ne demande aucune liberté provisoire,si on me la rend ce sera sur décision du Parquet.

  Cette décision sera prise quelques jours avant Noël,un non lieu ayant été ordonné.

  L’énorme porte s’ouvre,une valise dans chaque main,languissant d’ètre arrivé pour retrouver Marie Françoise,je prends un train express vers Chalon sur Saône.

  Ma première initiative,ce fut d'écrire à Elysabeth pour faire le ''dil de payer ma pension et tout l'arriéré d'une décennie dés lors que mes droits de visite à notre fille Flore soient possibles,après des hésitations et avoir consulté son avocat  qui le lui a déconseillé elle en abandonnera l'idée,*et je n'ai jamais pu revoir mon enfant ni mes petits enfants.*.

  Mon frère Guy m’accueille les bras ouverts il marche de long en large en secouant la tête en signe de reproches,laisse-moi respirer!oui mais vite tu dois te marier!

  Quoi? tu as deux filles enceintes dans cette ville!

  Un coup de bigophone,peu après Marie Françoise est là, je lui tends les bras, elle se blottit, je sens son ventre bombé.

  Le jour suivant je rends visite à l’autre fille chez ses parents,le portrait noir que je fais de moi me sert, je me suis retiré.

  Mon frère accepte d'héberger Françoise,ce soir là nous téléphonons à un médecin vers minuit le docteur arrive pour consulter ma fiancée,ses seins sont devenus durs comme des cailloux,il prescrit de placer un sac de glace sur ses seins et reviendra le lendemain pour décider si on doit l'opérer,

  Incroyable mais vrai soudain la neige s'est mise à tomber drue,toute la nuit j'ai pu geler ma Marie Françoise,au matin les seins sont devenus mous et nous avons pu éviter l'opération.

  Mon enfant est née,elle se prénomme Marguerite,un mois plus tard nous nous sommes mariés, un club bouliste met à notre disposition une salle, on a dansé une partie de la nuit.

  Les mois passent et toujours pas de boulot.

  Dans une pièce au bord de saône, au quartier Saint Laurent,seul un lit meuble la chambre,nous nous éclairons à la bougie.

  Sa famille a le mauvais œil quant à mes parents, comme toujours je leur cache la vérité, ils ignorent comment je vis, le frère en a ras le bol!

  Quelques embrouilles me dépannent ! 

  Un soir dans une boite,accompagné d’une pin-up,le patron de la brigade des mœurs que je connais bien s’approche sans me saluer,il demande à la gâchis de danser,je n'en avais rien à cirer mais c'est insultant,je serre son bras de toutes mes forces,elle répond oui tout à l'heure!

  Le condé s’est effacé au comptoir,j’embarque mon amie,on reviendra deux heures plus tard,en m’adressant au condé,tiens tu peux danser maintenant!il saisi l'épaule de ma veste et me demande de sortir d’un coup sec je me débarrasse de sa prise,oui je sors viens!

  A l’extérieur comme deux chiens face à face,après avoir sermonner deux jeunes loup,le Yves et le Armand,bande de pouffiasses ,c'est votre mac,il me décoche une droite,son poing à frôlé mes cheveux.

  Plusieurs fois de la tête j'ai cogné sa poitrine et le visage,il se retrouve par terre la gueule dans une flaque d’eau et de boue,des gens s’interposent,je l’entends crier, moi CASANOVA,je te le dis,tu vas quitter Chalon.

  C’est moi qui vais t’exploser et tu sais pourquoi?(…..) et Françoise aussi,le condé s’est figé.

  Pendant quelques temps je m’attends à être levé, il ne se passera rien.

  J’apprends qu’à la place Saint Vincent ça flambe! dans une poche plusieurs jeux encore intacts.

  Je sers,un pot de 300 francs,à ma gauche on a ouvert,son voisin suit,l’autre passe,celui-ci pousse les jetons, je suis le mouvement,cartes!un servi, un deuxième,deux cartes,parole,parole,200,500.

  Tout le monde suit,le premier une quinte,le second un foul, le troisième un carré,j’ai touché le valet de pique,quinte floche!les joueurs se regardent, je ramasse!j'avais bien préparé les cartes.

  A la zup,chez moi, une nuit après avoir bouffé sur mon compte un bon dîner préparé par mon épouse , un malin a tout raflé,sur un pot il ne suit pas, bavant que je bluffe à la fin de la soirée son ami l’homme à la Matra jaune ne va pas en revenir,il a le visage comme sa voiture.

  Un coup entre les deux yeux un calibre dans les côtes,le fino va cracher je le traîne dans les lavabos et tout le pognon de la partie pour ma pomme,c’est comme ça malgré toutes mes promesses,rien à faire je continue, je remet à Marie Françoise les liasses elle me rétorque alors moi je les engraisse, et toi tu les plumes....

 Mais ma jeune épouse en a par dessus la tête de me voir réveillé en sursaut,le nez à la
fenêtre,reconnaître si ce ne sont pas les flics.

  Je promets à ma Françoise de marcher droit,j’ai trouvé un boulot je rentre tôt, nous sommes logés dans un trois pièces, nous avons deux enfants,un loyer de 30 francs par mois grâce à un service social, je dépanne aussi quelques  de téléviseurs à mon domicile.

  C’est bon! Je conserve mon emploi,désormais les baffes sur la gueule distribuées dans ces ravins tortueux seront des souvenirs traumatisants,je les avais parcouru dans des états aussi différents que nombreux ici en duelliste,là en impulsif,souvent calculateur mais pour ça je n'ai jamais été très doué,mais je pouvais être le loup et l’agneau,j'avais eu de bons professeurs dans les sous-sols des commissariats centraux,la rue du Canon à Toulon,et les maisons d'arrêts,si on peut se reclasser on ne peut pas guérir vraiment lorsque v/avez été une première fois enjôlé!

  Pour m’éviter de recommencer,je ne sors plus la nuit.

  Les médecins concluent,on connaît ça le sujet subit dans sa maladie un arrêt brutal et brodent la dessus,en fait seule l’adaptation à la fontaine d'eau claire en retrouvant l'amour avec Marie Françoise,me conduit à un pilotage à ordonnées différentes.

 Mes réactions ne sont plus explosives,parfois j’ai du mal à supporter des insultes sans redevenir violent,dix huit mois déjà sans flancher! pas la moindre rechute.

  La maman de Françoise me voit autrement,et pour une bouchée de pain nous vend la maison de Saint Loup de Varennes.

  Nous sommes en vacance,dans un camping à 5 km de saint loup de varenne,je suis rentré vers minuit,mon épouse m'informe qu'un dénommé Bouilloux un ancien délinquant que je connais bien est venu,et a mis la main au cul de sa soeur Viviane.

  J'avais précédemment réparé une vingtaine d'appareils de téléviseurs dans son magasin sans avoir été payé.

 Je n'ai pas eu à le chercher,le lendemain il s'est pointé au camping pour me dire si d'içi de main tu ne viens pas réparer les téléviseurs,je reviens et je te prend tout ici.

Belote,rebelotte,et dix de derre.

  Viens suis moi au volant d'une vieille porche,je me dirige dans un très étroit chemin de terre  jusqu'au bord d'une petite rivière,impossible de faire machine arrière,je descend.

 Dans sa ford accompagné d'un berger allemand et d'un costaud ils ont suivi le mouvement,les deux sont descendu,le chien a sauté le premier.

 Je dis à l'autre rentre dans la bagnole tu vas prendre froid, il répond j'ai chaud je suis bien ici .

  Bouilloux sûr de lui qu'est ce que tu as là,en joignant le geste à la parole il tend sa grosse patte vers ma ceinture.

  Je fais un pas de coté tant pis pour ta gueule,un mab je tire une fois,deux fois à bout portant,le raplot reste comme hypnotisé,son regard ne brille plus,le chien en gémissant est remonté dans la ford.

  L'autre affolé recule, embarques ton ami et foutez le camp.

  Je me suis fait la malle vers l'Espagne,un ami au téléphone m'informe qu'il ne portera pas plainte,je suis revenu à Saint Loup de Varennes.

 Une semaine plus tard,j'ai pu savoir ou il se trouve,accompagné de mon frère Georges que j'ai armé,je pénètre dans la pièce il est allongé,le chien loup s'est mis sous le lit en gémissant,écoutes,tu n'a pas bavé c'est bien et je prend de dessous ma veste un neuf millimètre,j'arme le calibre.

  Ne t'inquiète pas tiens fais pareil,tire ou tu veux,il repousse l'arme et bégaie,non ça va c'est fini,c'est fini...

Un chirurgien qui me connaissait bien, dans sa villa prés de chalon/s/saône lui avait retiré les balles sans porter plainte.

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  PARENTHÈSE:

  ((Les mois passent, le petit frère a grandit, il obtient son brevet,j'interviendrais souvent pour empêcher mon frère Guy de le faire embaucher à l'E.D.F,et pour le pousser à continuer ses études au collège de Saint Remy à 1 km de Chalon sur saône, à plusieurs reprises j'ai pu convaincre son proviseur des capacités de Georges.

  Il aura son bac,j'interviendrais de nouveau auprès d'un ami des informations militaires de Dijon, Mr René Bricard pour le faire muter à Aix en Provence durant son service militaire, je suis intervenu auprès du Proviseur principal de l'université d'Aix pour obtenir son inscription aux  cours d'économie appliquée en indiquant être le neveu de Mr Gilbert Darmon, son service militaire s'est déroulé à l'Université à Aix en Provence, il est devenu une importante légume à l'E.D.F, mais j'ai perdu un frère et mon amour pour lui après qu'il ait été l'un des plus virulent dans le plan de destruction de notre famille, dans les complots à l'homicide et  les grossières accusations de violence à l'égard de ma fille, manipulée pour la conduire à déposer plainte, en visant une tentative d'extorsion de mon patrimoine , de s'accaparer de mes comptes bancaires et du Chateau de Truilhas à Salléles d'Aude dans les conditions relatées dans mon *mémoire perso 2eme partie*)).

((Lors des saisies douanières le 17 janvier 1981 m'accusant de fausses déclaration d'espèce au dédouanement (article 426-2) du code des douanes, mes comptes bancaires furent bloqués, et ne pouvant plus faire survivre ma famille, je déclenchais une grève de la faim à l'intérieure de la Cathédrale de la Madeleine à PARIS, sans comprendre ce qui se passait.

Quelques mois plus tard ce fut l'avènement de François MITTERRAND le 12 MAI 1981, dans les circonstances développées dans mon (Mémoire Personnel première partie) j'avais demandé audience à l'Elysée au Conseiller du Président de la République Monsieur BONNEFOND,.

Au premier entretient en compagnie de mon avocat, je proposais au  Conseiller de m'aider pour me faire embaucher dans ma spécialité de technicien en électronique pour faire survivre ma famille avec une fratrie de 6 enfants en bas âgés entre 3 ans et demi et 14 et demi, et que dans ce cas je mettrais un terme à mon activité commerciale.

Quelques jours plus tard Monsieur Bonnefond informait mon avocat Maître Michel Fliniaux de son accord. 

Nous nous apprêtions à déménager lorsque Monsieur BONNEFOND nous informait que tout avait était remis en question par le Premier Ministre Michel MAUROIS, et que le Mr Bonnefond pour avoir été désavoué avait quitté l'Elysée.

Dés lors je me suis isolé longtemps dans un salon du premier étage de notre maison, que mon épouse nommait le ''pigeonnier'', après m'être procuré chez DALLOZ une importante quantité de livres de droit, du droit constitutionnel et des philosophies de droit, j'ai passée mes nuits à étudier à en devenir *gaga, pour tenter de comprendre la situation dans laquelle je me trouvais, après avoir perdu l'appétit et sans pouvoir dormir.

Seule ma fille aînée Marguerite tentait de comprendre la situation, et c'est elle qui m'apportait mes repas.

En janvier 1981, apeuré et désespéré j'ai ressenti des pulsions pour ma fille, j'avais ressenti ne pas pouvoir leurs résister, une semaine plus tard j'ai informé ma fille de ce qui m'arrivait, en lui demandant de ne plus me rejoindre dans le grand salon, devant son refus j'ai pris la décision de faire une séparation de corps en l'inscrivant dans une importante école privée très onéreuse à 100 km de notre domicile dans des circonstances relatées dans mon (Mémoire Personnel 2eme Partie)

Dans ce contexte, j'ai merdé en succombant à une dérive incestueuse qui s'est perpétuée durant onze années, sans n'avoir jamais été violent, mais la loi ordonne qu'il y a eu crime de viol si la victime a eu moins de 15 ans lors de la première relation, et c'était le cas*, étant née le 17 Décembre 1967 (à ce sujet tout n'a pas été dit, pour éviter de nuire)) 

Je n'ai cessé de me culpabiliser mais je suis convaincu que la NATURE prévaut sur les règles établies par le Système 

 Je me suis mobilisé a vouloir payer ma dérive*, je ne me suis pas défendu ni devant le juge d'instruction,ni devant la Cour d'assise.

  Lors du décès de ma pauvre mère le 30 novembre 2008, mon frère Georges m'a embrassé et affirmé sur le cercueil de notre malheureuse mère, qu'ils allaient agir avec l'autre paume de frère Guy, pour réconcilier la famille et que j'allais même revoir ma fille Marguerite et connaître mes nombreux petits enfants.

  Le lendemain il alerta Mr Franck Desimone un ami commun,de ne surtout pas me communiquer son numéro de téléphone,quand a Guy porte fermée a mille tours,j'ai tenté de lui téléphoner le 26 Mai dernier 2011,il a raccroche j'y avez cru un instant,mais j'aurais du me souvenir que Georges n'avait cessé d'affirmer à mes filles, avoir entamé un jeu d'échec à la mort contre son propre frère,et vouloir gérer avec mon fils Raymond nos biens dans des circonstances dénoncées par  toutes mes filles et mes fils dans la plainte déposée auprès du juge d'instruction par Maître Gilles BIVER qui se désistera du dossier après avoir été menacé de prendre une balle dans la tête par la ''mouche'' des autorités : un voyou sans scrupule, une petite frappe à Marseille Vincent INGARIOLA)).

 ( (Mon épouse et certains de mes mômes avaient vu juste en me bougeant verbalement, de ne plus me faire d'illusions avec mes frères))

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  je reviens  à l'année 1970 qui tire à sa fin, un voyage à Paris, Maître CAPORAL m’attend en gare, je passe la nuit chez lui,il est intervenu auprès de l'amirauté de la marine pour me faire reprendre du service à Brest,finalement ça ne se fera pas.

  je suis convoqué pour un essai le 20 décembre 1970,dans une filiale de Matra à la Croix l'usine E.M.O à la Croix St Ouen près de Compiegne,il fait un temps de chien, une bise glacée vous gèle jusqu’au trognon.

  De la neige partout,le chef de gare accepte d'attendre dans son bureau,que l’on vienne me chercher,une heure plus tard une petite voiture vient me prendre en charge.

  Me voilà dans la salle de réception,les heures passent et pas le moindre dialogue avec les responsables,les secrétaires semblent gênées,vers dix sept heures,un monsieur poli me dit que je peux repartir,qu’on m’écrira,je lui rétorque quoi vous m’avez fait traverser le territoire pour me dire ça?

  Je veux être testé, vous devez avoir des gens compétents non?
  «Bon sang, venez par là!»

  ''La gueule ne fait pas le moine.

  Me voilà dans son bureau, il téléphone.... , un ingénieur ce  dernier,:«Faites-moi un schéma synoptique d’une résistance et d’une self en série en parallèle avec un condensateur,et savez vous ce que signifie l'impédance?, ceux qui savent connaissent l'ambiguïté..

  Je vais vous faire ça,mais je peux le démontrer,et synoptiques,et impédances vont valser sous les yeux de l’essayeur,par le calcul trigonométrique et le calcul intégral, d’un coup il s’éclipse,l’autre revient, vous prendrez bien,quelque chose!

  Une secrétaire m’amène un soda,peu après le directeur me reçoit,on me propose le bureau d’étude,je refuse je veux faire la route comme technicien itinérant comme paru dans France Soir.

  J’effectue une étude de révision,en quelques temps,je retrouve toutes mes anciennes capacités en électronique jusqu’ici inutiles.

  Mon salaire de 1800 francs est porté à 2200 francs auxquelles s’ajoutent des indemnités journalières et des frais de route.

  Dans tout le Territoire National j’explique à des plus bêtes que moi le fonctionnement et comment dépanner nos appareils.

  Cette fois 18 clients à satisfaire,à travers des soirées tardives jusqu’à 22 heures parfois,je réussis à les visiter tous.

  Comme le directeur me félicite je réponds non monsieur ce n’est pas moi qu’il faut féliciter mais le chef de Service qui a ordonné une telle mission,18 clients c’est trop,le temps imparti n’est pas suffisant pour faire du bon boulot.

 A travers les doléances et les critiques des clients,je m’engage à me faire leur avocat en dénonçant par des rapports sans doute trop précis,les lacunes pensant défendre la société qui m’emploie.

  Je vais m’attirer l’animosité de certains cadres,la direction est satisfaite,en quelques mois, mon salaire est porté à 2 310 francs de fixe.

  J’aime mon boulot,j’étudie dans les chambres d’hôtel,languissant chaque fin de semaine de revenir à chalon sur saône,pour relater à ma Cendrillon autour de nos cinq bébés le récit de mes activités.

  Puis notre famille sera réunie,EMO-FRANCE ayant mis à ma disposition un appartement de fonction,j’ai maintenant six enfants,Marguerite,Raymond,Eric,Magali,Michèle et Marlène.

  Je médite : tu t’attires l’animosité par des rapports trop précis,prends garde!il y a trois sortes de citrons:

- Celui que l’on presse et que l’on jette, tu n’es pas celui-là,

-Celui qu’on tente de presser et qui résiste,c’est ton cas malheur à toi,

-Il te faut être le citron stimulant,celui qui semble se laisser pétrir et qui en se déformant conserve sa teneur.

  Comment faire ça,il me faudrait changer de personnalité,c'est impossible,je ne peux pas.

  Je suis chargé des cours aux techniciens de l’entreprise,placé au bureau d'études,parfois au service de développement,pour comble de malchance je réalise une étude complexe sur un étage du procédé PAL,sans en avoir été chargé mettant en contradiction celles des ingénieurs et des livres en librairie,ça va être un sacré désordre.

  Monsieur Henry de France Président d'honneur de l'usine et inventeur du procédé SECAM demande à me voir-Je suis heureux d'être là auprès d'une telle sommité,durant une heure je lui présente les feuillets,comme je lui fais remarquer mon inquiétude,il me répond vous vous mettez à dos les chefs de service,pas un mot de plus.

 Depuis quelque temps plus de missions extérieures pour payer les traites de ma voiture neuve,c’est sur mon salaire que je dois les honorer.

  Ce jour là,la production est arrêtée 48 heures,le directeur marche de long en large avec des gros clients insatisfaits quelques mois auparavant,j’ai rédigé des rapports sur ces mêmes critiques.

  Le rapporteur du groupe m’avait en juin 1986, mis en garde des pressions que je risquais de supporter et dit je vous défendrais cent pour cent.

  Le Colonel ARNOUX demande à me voir pour me demander de lui remettre mon étude et les documents,je rétorque oui avec un contrat de reconnaissance de mon travail,ça le rend furieux,je n’ai pas réagis j'ai pris un jour de repos.

  LA DIRECTION A DÉPOSÉ PLAINTE AU COMMISSARIAT DE LA CROIX SAINT-OUEN POUR VOLS DE DOCUMENTS AU BUREAU D'ÉTUDE ET M'ACCUSE DE LES AVOIR RECOPIÉ EN PRÉTENDANT EN ÊTRE L'AUTEUR

  De Paris,maître Caporal intervient en vain téléphoniquement,j’accepte un rendez-vous le soir même au domicile d’un responsable,il est vingt heures plusieurs chefs de service tentent de me transformer en citron pressé,je ne bouge pas d’un pouce!

  Deux jours plus tard,on m’assure de résoudre le différent si je me soumets à un test de la personnalité,j’accepte.

  Grâce à une infirmière qui m'aimait bien, le lendemain le médecin de l’entreprise me met en garde contre les idées du patron souhaitant mon arrestation où un internement,et me conseille de refuser le médecin que l’usine va me proposer et de répondre vouloir être consulté par le professeur psychiatre le docteur HAMEL à Compiegne.

  Aux questions du professeur  HAMEL, je réponds ceci : dans le "contexte" présent à certaines questions je ne répondrai pas,d'une part certaines questions ne regardent que moi,celles-ci ne me regardent pas,je refuse de répondre,certaines autres estimant qu'elles  ne présentent aucun intérêt pour moi,je ne réponds pas aussi à certaines autres du fait que leurs indiscrétions est importante alors que je réponds à celles-ci qui le sont moins.

  Il ne faut jamais se ''confésser'',  (athé).......

 Monsieur,si vous prescrivez un seul jour de repos à mon sens c’est une erreur,mais si vous estimez le contraire,je sais que ce sera de bonne foi!

  Après avoir consulté mon épouse,le professeur a conclu:

 «Self-Mad-man,apte à tout poste de responsabilité,ne nécessite aucune thérapie»

  La direction a retiré sa plainte.

  Mon étude réalise à travers des nuits blanches,les samedis et les dimanches, à mon domicile,je considère qu’elle est ma propriété,le directeur me rend visite et me demande de venir dans sa voiture,pendant une heure on s’explique,vous allez percevoir un chèque,j’ai perçu l’argent sous condition de signer une lettre de démission.

  Les responsables du groupe sont là, attablés dans ce restaurant au bord de la rivière,Monsieur Arnoux lance parfois un regard dans ma direction,à la personne qui m’accompagne,je dis le plus insupportable ce n’est pas de remettre mon étude, puis je m'adresse à la chef comptable: j’ai un cadeau pour vous je me précipite dans ma voiture et ramène une copie de mes écrits.

  Tenez voilà!remettez-les à Monsieur Arnoux,c’est le cadeau de Noël de Marti,le soir même le directeur sonne de nouveau à ma porte je lui demande pourquoi,il répond j’ai encore envie de pouvoir me regarder dans une glace,il laissera des plumes par la suite il aura de graves ennuis avec Monsieur Lagardere.

  Mon oncle Gilbert Darmon négocia mon départ avec le colonel Arnoux et me conduira à l’école des Arts et métiers à Aix en Provence,dont il était l'intendant et  il m’aidera à créer la société LST.

  A BRÛLE POURPOINT MON ONCLE ME DEMANDE EST CE QUE TU TE SENS PERSÉCUTÉ,UNE BOULE EN TRAVERS DE LA GORGE,JE N'AI PAS PU RÉPONDRE.

  Un voyage à chalon chez mes parents,je découvre une lettre adressée à son père et sa mère,elle se plaint de leurs silences,leur reproche qu’elle n’a pas été abandonnée,une fois mais deux,je sais les souffrances  qu’elle a enduré,ma décision est prise.

  Ce matin là,à Aix en Provence,mon oncle Gilbert Darmon téléphone à Casablanca et fait pression auprès de son Père pour que je sois reçu.

  Ma ford capri 2000 bouffe la distance,Algégiras est dépassé dans la nuit je pénètre au Maroc dans les rues désertes de Casablanca,ma voiture parcourt la ville,il est 5 heures du matin,c’est étrange on se croirait dans un épisode des envahisseurs,de grandes bâtisses blanches,des boulevards larges comme çà,pas une âme qui vive,sinon le cri lointain d’une mouette au petit matin.

  Je n’ai pas sommeil,je tourne et retourne m’inquiétant de l’adresse où résident cet homme et cette femme,mes grands-parents,je choisis la fin de matinée pour sonner à cette porte,le nom est gravé en lettre d’or.

  j'ai la trouille des picotements dans les jambes,j’hésite et c’est parti je sonne,la porte s’ouvre,une fatma devant moi,une dame s’est avancée,elle me fixe,je demande Monsieur Abner Darmon,cette femme c’est ma mère vieillie,pas un son ne sort de ma bouche,en face je perçois de l’inquiétude,qui étés-vous,elle s’irrite mais qui êtes-vous donc?

  Je m’approche doucement ma main sur ses cheveux neigeux,je répond faiblement le fils aîné de votre fille Marguerite,elle défaille elle semble ne plus pouvoir respirer,je la soutien elle tente de parler elle se libère et sanglote,je l’ai entraîné dans un fauteuil.

  Je lui tends un verre d’eau que la fatma a amené,j'en bois aussi et peu à peu l’atmosphère se détend je ne suis pas pour autant adopté,elle m'invite à me présenter l'après-midi dans un lycée de la ville,je suis attendu dans un collège au domicile de  l'une de leurs filles dénommé Paule Tapierot.

A l’heure convenue en effet, je n’en crois pas mes yeux,cette femme qui me dit d’entrer eu me dévisageant,c’est le portrait de ma mère  elle est belle,je suis à peine assis dans le salon qu'elle rétorque *pour moi vous êtes un Monsieur sympathique qui vient me rendre visite*

  Je pense tout bas mon ami, tu viens de parcourir 3000 km et autant pour le retour pour entendre ça,je vais répondre lorsqu'une porte s'ouvre,je vois apparaître le Père cet homme qui avait hanté mes nuits est là,son fils Georges l'accompagne et va se dérouler un dialogue aussi froid qu'indigeste.

  Depuis toujours,j’ai rêvé de vous connaître mais si je suis là c’est pour une mère qui espère et continue de croire au père noël.

  Il m’a été précisé tout à l’heure ce que représente mon voyage tout cela est extraordinaire.

  Une nouvelle attaque de *l'oncle Georges Darmon : Ta mère est née comme tant d’autres,le passage d’un marin dans un port!

  J'encaisse et répond je vais pouvoir charger une valise de mépris pour les bourgeois que vous êtes,ce mépris je ne serais pas quoi en faire mais pour mon frère cadet c'est sa spécialité,il saura se servir de cette valise pour guérir ma mère,la tante Paule me fixe,quand au Père il n'a pas soufflé mot, je poursuis:

  ''Ma mère est le fruit de amour,une fête de l’esprit l’a engendrée,depuis six frères et sœurs ont vu le jour peut-être dans le nombre,il se peut qu’un mauvais désir sexuel a fait engendrer l’un de vous,quant à ma mère elle est née du plus beau miracle de la vie l'amour!

  Lorsque son Père après l'avoir ''abandonné'',à sa naissance,sans doute pris de remords décida de la retrouver les années s'étaient écoulées,elle avait 18 ans elle ne pouvait pas ''abandonner'',la personne qui l'avait adopté et élevé,et qu'elle considérait comme sa mère.

  Ma mère m'a porté en son sein et elle pu me donner la vie avec des supports de grande émotion,ma mère ne pouvait qu’écrire espérer,et croire aux lettres qu’elle recevait de son Père.

  Il se trouve aussi que depuis ma plus tendre enfance,je désirais vous connaître,je ne suis pas un redresseur de tords,j’avais depuis longtemps décidé de venir un jour vers vous,mais la plus malheureuse c’est ma mère''.

  Mon grand-père sanglote, la tante Paule Tapiéro s’est tue et l’oncle répète sans arrêt, c’est drôle la vie,ils m’ont demandé de dire à mes parents qu’ils sont invités à Casablanca,j’ai aussi connu toutes les soeurs de ma mère,leurs maris les cousins et cousines germaines.

  Puis sens inverse:
  J’approche de la frontière,deux heures après il est vingt et une heure, je suis à Béziers,je pénètre dans un café que je connais bien pour m’informer de l’adresse de Tony.

  L'un des hommes s’est reculé de l’autre côté du bar deux de mes amis restent muets,le tôlier répond: Tony est mort, ce dernier avait perdu son Père,sa Mère et sa Soeur assassinés durant la dite guerre d'Algerie.


  Toute la nuit avec ce vieux routier,tatoué de partout celui là même qui avait distribué des nions au Saint-jams à ceux qui l'avaient emmené pour boire à mon pied,il a largement passé la soixantaine,il porte des marques visibles d'une grande détresse,sur son visage les larmes d'un homme qui pleure,c'est mon reflet.   


Quelle vie de merde même si souvent je me suis régalé, mais comme j'étais  loin du compte...! et du ''bout du voyage'', péro viva la vida!

La suite dans la troisième partie :"Tchimo au bout du voyage", j'aviserais...













































































































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